
En savoir plus. Cette rubrique vous propose un certain nombre de repères chronologiques, biographiques et bibliographiques qui vous permettront soit de mieux vous remémorer les circonstances, soit de mieux comprendre le contexte des années 1970. En visitant la sélection d’extraits d’archives télévisuelles de l’INA, vous pourrez vous (re)plonger dans l’ambiance de ces années-là.
Pour en revenir à aujourd’hui, vous pourrez écouter l’intégralité d’un certain nombre de débats organisés avec Christian Rouaud et/ou des LIP en collaboration avec des associations, des syndicats ou des organisations politiques.
Du point de vue pédagogique, les enseignants ont à leur disposition deux dossiers : celui réalisé par l’Agence Cinéma Education ainsi que celui du CNDP.
Il est né en 1933. Etudiant, il a été vice-président de l’UNEF. Diplômé en 1959 de l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures, il entre chez Publicis en 1962 et devient, 10 ans plus tard, le numéro deux du groupe. Il est administrateur de la fédération des cadres CFDT de 1962 à 1970. Membre influent du PSU de 1967 à 1973, proche de Michel Rocard, il suivra ce dernier au Parti Socialiste. Il prend la direction de Lip en 1974, soutenu par les « modernistes » du CNPF, en particulier José Bidegain et Antoine Riboud. Jeune patron souriant et affable, à la Kennedy, il sait s’appuyer sur le potentiel que représentent pour l’entreprise les leaders du mouvement, pour lesquels il ne cache pas son admiration, même s’ils ne lui ont fait aucun cadeau. Il dit volontiers : « En tant que patron, je ne peux pas laisser dire que les syndicats de Lip avaient des exigences anormales. Il est sûr qu’ils négociaient durement, et ils ne m’ont pas épargné, mais ils ont toujours eu un sens de la responsabilité par rapport à la survie de l’entreprise auquel je rends hommage, car si les actionnaires avaient eu le même, l’entreprise vivrait encore. »
Détesté par le patronat bisontin qui ne supporte pas ce jeune Parisien venu remonter une entreprise dont ils souhaitent la mort, il va tenter de faire front, avant de capituler en 1976.